PRESSE RÉGIONALE


Mardi 5 novembre 2013






Décembre 2013 









Découvrez la musicothérapie

Publié le 02.10.2013, 07h00


                                                        Photo : Olivier Arandel

La musique peut aider à soigner les nouveau-nés. C’est ce que démontre, trois heures par semaine à l’hôpital de Creil, Stéphanie Lefebvre (à droite sur notre photo), chanteuse et musicothérapeute. Pour découvrir et soutenir cette initiative qui fait partie des soins en complément, rendez-vous samedi à 20h45 à la cathédrale Notre-Dame de Senlis.
Un concert et une conférence s’y dérouleront pour expliquer le rôle que peut avoir la musique dans le soin. Des études menées dans le domaine de la musicothérapie montrent des effets bénéfiques auprès des prématurés et de leurs parents. Tous les fonds récoltés lors de cette soirée serviront à financer les séances de musicothérapie en néonatalogie à l’hôpital de Creil.

Samedi à 20h45 à la cathédrale. Tarif : 15 €. Réservations au 03.44.53.06.40.





Hôpital de Creil : la musique adoucit les maux des bébés

Une fois par semaine, le service de néonatalogie reçoit la visite d'une musicothérapeute. Ses chants apaisent les nouveau-nés.

Hervé Sénamaud | Publié le 26 sept. 2013, 07h00




Creil, mardi. Stéphanie Lefebvre se sert du chant et de son petit piano à pouce pour apaiser les bébés. Comme Angélique et sa petite Marion, familles et personnel soignant sont unanimes pour reconnaître les vertus de ce soutien.(LP/Olivier Arandel.)

Quand Stéphanie Lefebvre entre dans les chambres du service néonatalogie de l'hôpital de Creil, les pleurs s'arrêtent, remplacés par de douces mélopées qui calment les nourrissons et rassurent les mamans. Trois heures par semaine, la musicothérapeute introduit la musique dans l'univers hospitalier, avec des effets perceptibles immédiatement. « Quand Stéphanie est là, ma fille est plus calme, cela la détend, sourit Angélique, maman de la petite Marion née à seulement 30 semaines en pesant 1 kg. La première fois qu'elle a sucé son pouce, c'est quand Stéphanie s'est mise à chanter. » En une matinée, la musicothérapeute va ainsi voir quatre ou cinq bébés, des enfants nés prématurément.

Les parents sont invités à chanter, s'ils le souhaitent
« Quand j'arrive, je m'informe toujours auprès du personnel soignant, pour voir où je peux intervenir et éviter les bébés trop agités ou dont les soins sont trop importants », précise Stéphanie Lefebvre. Rien n'est imposé et l'intervention de la musicothérapeute doit avoir l'assentiment des parents, qui refusent rarement cette aide inattendue mais précieuse.
Avec son petit piano à pouce (senza) et sa voix de chanteuse accomplie, Stéphanie entonne doucement une berceuse de Brahms ou des comptines comme « Au clair de la lune », en s'adaptant aux réactions de l'enfant et à son humeur. Les parents sont aussi invités à chanter, s'ils le souhaitent, et à poser les bases de l'indispensable contact avec leur enfant. « La voix la plus importante pour un enfant reste celle de sa maman », précise Stéphanie Lefebvre. La musicothérapie ne se substitue jamais aux soins, elle vient les renforcer. En laissant une empreinte dans l'esprit des nourrissons. « Quand j'ai l'occasion de revoir un peu plus tard ces enfants, ils réagissent en m'entendant à nouveau, c'est un moment incroyable », raconte Stéphanie avec émotion.


TÉMOIGNAGE

Cécile Barelle : « Les enfants acceptent plus facilement les soins »


Cadre hospitalier

H.S. | Publié le 26 sept. 2013, 07h00


«La musicothérapie fait partie du projet de soins de développement mis en place par l'ensemble de notre service, souligne Cécile Barelle, cadre en néonatalogie. C'est un ensemble pluridisciplinaire qui vise à apporter un environnement favorable à l'enfant, pour minorer les séquelles liées à une naissance prématurée.  »
Les effets positifs développés dans les études ont trouvé un prolongement dans l'intervention à Creil de Stéphanie Lefebvre. « Ainsi apaisés, les enfants acceptent plus facilement les soins, reprend Cécile Barelle. Mais j'ai également observé un autre effet positif des séances de Stéphanie. En la voyant tenter d'éveiller l'enfant en chantant, certains parents qui n'osaient pas trop s'approcher de leur enfant reprennent confiance et osent toucher leur bébé, lui parler et parfois même chanter. » Et quand la musique ou le chant retentissent dans le service, patients et soignants semblent retrouver une certaine sérénité. « Avec les machines, il y a beaucoup de bruit dans le service de réanimation de néonatalogie. Avec la musique, les bébés entendent autre chose et cela les calme, ils sont plus tranquilles. »


Stéphanie, chanteuse et... musicothérapeute

H.S | Publié le 26 sept. 2013, 07h00
La musique a toujours joué un rôle majeur dans la vie de Stéphanie Lefebvre. Chanteuse de variétés, elle a suivi des formations pour devenir musicothérapeute et continue à se perfectionner. « Tout reste à créer dans le domaine et je ne suis pas sûre que nous soyons plus de cinq en  à exercer en milieu hospitalier comme je le fais à Creil.  » De récentes études tendent pourtant à démontrer les bienfaits de la discipline sur les enfants en bas âge. « De manière générale, on a pu constater une amélioration de la saturation en oxygène et une meilleure fréquence cardiaque des bébés après des séances de musicothérapie, plaide Stéphanie. J'ai moi-même pu remarquer une saturation en baisse chez l'enfant lorsque j'arrête de chanter. Dans ces cas-là, je continue jusqu'à ce qu'il soit complètement apaisé. » Si Stéphanie a naturellement trouvé sa place au sein de l'équipe pluridisciplinaire de la néonatalogie, le fait de soigner par la musique est loin d'être entré complètement dans les moeurs hospitalières. « Même si la musicothérapie me passionne, je n'en vis pas, concède Stéphanie. Il n'est pas évident de trouver les budgets pour mettre en place des séances dans les hôpitaux. » A Creil, c'est l'association de néonatalogie et de pédiatrie de l'hôpital qui  ses interventions. Pour soutenir le projet, ou simplement débattre de la question, rendez-vous est donné le samedi 5 octobre à 20 h 45 à la cathédrale de Senlis, pour un concert-conférence sur la musicothérapie...

http://concert-conference-musique-et-soin.blogspot.fr/






Fête de la musique. C’est bon pour la santé !

Santévendredi 21 juin 2013
La musicothérapie est une discipline alternative de plus en plus populaire. Rien d’étonnant, ses bienfaits sont reconnus.
On la célèbre chaque année le 21 juin depuis 1983. On la pratique, on l’apprécie ou bien on l’écoute d’une oreille distraite. On sait moins que la musique est aussi utilisée comme thérapie d’accompagnement dans le traitement de plusieurs affections.
Troubles psychiques, chez l’enfant notamment, douleurs chroniques, soins palliatifs… « En fonction du contexte, la musicothérapie est une pratique de soin, de rééducation ou de relation d’aide, utilisant le son et la musique sous toutes leurs formes comme moyen d’expression, de communication, de structuration et d’analyse », explique François-Xavier Vrait, musicothérapeute et coordinateur pédagogique du diplôme universitaire de musicothérapie à la faculté de médecine de Nantes.
Et je remets le son…
Précision du thérapeute : la musique en elle-même n’a jamais soigné personne. Il n’en demeure pas moins que le recours à cette thérapie peut constituer pour le patient un moyen de « s’ouvrir à une plus grande expressivité, ou à une meilleure communication avec son entourage, de développer ses potentialités créatrices, d’analyser, au travers de ses liens intimes avec la musique, son propre rapport à lui-même, au langage, aux autres, au monde. »
Chez les enfants ou les adultes atteints d’autisme, explique François-Xavier Vrait, on a recours à la musicothérapie afin d’ouvrir, « au-delà du verbal », un nouveau canal de communication et ainsi travailler la mise en relation du patient avec son environnement extérieur. Cette technique est aussi utilisée sous la forme de thérapies de groupe auprès de familles dont un enfant est atteint d’une grave affection. Objectif : apaiser les répercussions psychologiques que la maladie ne manque évidemment pas d’engendrer au sein de la famille.
Une pratique évaluée
Plusieurs études et essais cliniques ont par ailleurs montré l’efficacité de la musicothérapie dans la réduction de l’anxiété des patients en soins palliatifs, de ceux atteints de troubles chroniques ou encore de problèmes cardiaques. En complément d’autres approches thérapeutiques, elle peut, dans une certaine mesure, contribuer au soulagement de la douleur, indique une revue de la littérature scientifique publiée en 2006.
La musicothérapie est pratiquée en ville par des thérapeutes installés en libéral dont les tarifs sont libres. Comptez environ 50 ? Pour une séance de 45 à 60 minutes. Votre médecin traitant devrait être en mesure de vous conseiller sur le choix d’un professionnel. De nombreux hôpitaux ou autres établissements de soins proposent également le recours à cette thérapie dont le coût est alors intégré dans les frais d’hospitalisation.
Erwan LE FUR


Le Quotidien de la Réunion - vendredi 08/02/13 

Musicothérapie anti-douleur

La musique adoucit les moeurs, c’est connu ; mais on sait aujourd’hui qu’elle peut être efficace aussi contre la douleur, en particulier chronique.
En collaboration avec le centre hospitalier universitaire (CHU) de Montpellier, Stéphane Guétin, docteur en psychologie clinique, musicologue et musicothérapeute, poursuit depuis une dizaine d’années des recherches dans ce domaine.
Il a développé un outil innovant dont certains établissements de soins en France, en particulier des centres hospitaliers, commencent à s’équiper.
Parmi eux, le CHU Sud-Réunion, où, à l’initiative du docteur Emmanuelle De Diego, responsable de la consultation douleur, Stéphane Guétin est venu, cette semaine, former à cette technique le personnel médical et paramédical de dix services (*).

Stéphane Guétin, docteur en psychologie clinique, musicologue et musicothérapeute, au côté du

Dr Emmanuelle De Diego, responsable de la consultation douleur au CHU Sud-Réunion.


«Emotions neutres »
La méthode que M. Guétin a mise au point – nominée aux Victoires de la Médecine 2010 – repose sur l’enchaînement de trois phases : stimulation, relaxation et éveil.
Pour cela elle joue sur les rythmes, le nombre d’instruments et le volume sonore : élevés d’abord, puis se réduisant, avant de remonter progressivement à un niveau modéré.
Un montage en « U » « qui correspond aux techniques de relaxation » comme l’hypnose ou la sophrologie, décrit le musicothérapeute ; la différence étant qu’ici « la suggestion verbale est remplacée par une induction musicale ».
Les séances durent 20 minutes et sont individuelles. Le patient est allongé, porte un masque pour mieux se concentrer sur la musique, qu’il écoute au casque. Pas n’importe quelle musique toutefois : afin de ne déclencher chez le patient que des «émotions neutres », la méthode
n’utilise aucun air connu ; elle recourt à des thèmes musicaux originaux, composés dans une large palette de genres musicaux (classique, jazz, musiques du monde, variété...). Le patient choisit lui-même le style et même les instruments qu’il veut entendre. Il s’agit d’une « relaxation musicale personnalisée
». Outre l’évaluation quantitative, au moyen d’une échelle visuelle, le musicothérapeute
insiste sur l’importance de l’évaluation
qualitative. «La phase de verbalisation est fondamentale pour que le patient donne son ressenti. Dans la grande majorité des cas, la séance provoque des émotions positives », indique-t-il.

Les études menées sur cette technique et publiées dans la presse médicale spécialisée font
apparaître une diminution significative (40 à 60%) de l’intensité de la douleur après une séance, indique Stéphane Guétin. L’évolution observée chez les patients hospitalisés, traités à raison d’une séance quotidienne, se traduit par une baisse de la consommation de médicaments, l’amélioration du sommeil, une diminution de l’anxiété.
La lutte contre la douleur doit toutefois s’envisager dans une prise en charge globale, comprenant approche médicamenteuse et arsenal thérapeutique, souligne le Dr De Diego ; la musicothérapie vient en complément d’autres techniques (hypnose, relaxation...). Après l’hospitalisation, le patient peut poursuivre lui-même les séances à domicile, par l’intermédiaire d’Internet et d’un système d’abonnement.
Au CHU Sud-Réunion, le Dr De Diego va profiter de la mise en place de la musicothérapie pour développer un projet de recherche sur ses indications dans le traitement des migraines épisodiques.
H.S.

(*) Huit à l’hôpital de Saint-Pierre :
réanimation polyvalente adulte, réanimation
pédiatrique, pédiatrie, radiologie,
hématologie, radiothérapie, maladies
rares et unité du pied diabétique.
Et deux à l’hôpital de Saint-Louis :
addictologie et consultation douleur.

En brefSANTE 
Les études menées sur cette
technique et publiées dans
la presse médicale spécialisée
font apparaître une diminution
significative, de 40
à 60%, de l’intensité de la
douleur après une séance.






Ouest France 21 juin 2013



SAMEDI 26 JANVIER 2013 | 22H14



Deux-Sèvres - Thouars - Santé
Elle aide à communiquer grâce à
la musique




Avec les sons et la musique, Cathy Talamona, musicothérapeute, aide des personnes atteintes de troubles à communiquer quand la parole est impossible.
La guitare l'a toujours aidée, qu'elle l'écoute ou qu'elle en joue. Lorsqu'elle est arrivée à Thouars, Cathy Talamona a souhaité cesser de travailler dans la gestion, pour mettre la musique au cœur de son métier. Elle s'est donc lancée dans la musicothérapie. Diplômée à Nantes en 2005, elle a créé une association, Ademus, afin de pouvoir exercer son activité en tant que salariée. Aujourd'hui, elle intervient dans des maisons de retraite, au centre de jour de psychiatrie de l'hôpital de Thouars, mais aussi à l'aide sociale à l'enfance.
 « La musicothérapie, c'est un outil d'aide à la relation et à la communication avec des personnes qui ont des troubles, explique-t-elle. Les instruments, les jeux sonores, les rythmes, permettent d'établir une communication non-verbale quand les mots ne sont pas encore ou plus possibles. »
 "On a tous une histoire avec les sons"
Si la musicothérapie n'est pas encore vraiment reconnue, faire passer un bon moment, solliciter la mémoire et les sentiments de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, rétablir la confiance d'un enfant en l'adulte après des traumatismes sont des tâches de longue haleine qui donnent parfois des résultats satisfaisants. « On ne peut pas décrocher la lune, reconnaît Cathy Talamona. Mais c'est vraiment une discipline thérapeutique, on n'est pas seulement dans l'occupationnel. Récemment, dans une maison de retraite, une dame pleurait à chaque séance, elle ne voulait pas tellement rester, raconte-t-elle. La troisième fois, elle a fini par dire qu'elle avait été forcée à jouer du violon enfant: les séances l'ont ramenée à cette souffrance, mais en avoir parlé l'aura peut-être libérée. »
"Pêche aux émotions"
« On a tous une histoire avec les sons », estime Cathy Talamona. Dans ses séances, elle ne cherche pas l'esthétisme de la musique mais va « à la pêche aux émotions », par l'écoute de chansons, mais aussi de simples sons, de voix, de silences, par la manipulation d'instruments, ou même par un travail sur le corps et les rythmes. Et elle aussi vit de belles sensations: « Quand je vois le bien-être que ces séances peuvent apporter et le sourire de ces gens, c'est mon bonheur ».
Léna Randoulet













Pézenas La musicothérapie, une méthode qui

pourrait soigner troubles et maladies

MICHELLE RIVIERE

13/12/2011, 06 h 00






Stéphane Guetin, docteur en psychologie et directeur de Music-Care. (© D.R)



Nous avons tous cette citation en tête qui dit "la musique adoucit les mœurs"… Et il est vrai que, depuis la nuit des temps, elle habite les êtres et les aide à grandir. Tout petit déjà, les comptines fredonnées aux jeunes enfants permettent de calmer. Longtemps considérée comme une simple activité ludique, la musique est aujourd'hui considérée comme rééducative, dans bien des maladies et troubles du comportement… Cette science appliquée à de nombreux patients est appelée 'musicothérapie'. Et c'est pour en expliquer toutes les facettes, que Serge Belhassem, médecin en rééducation, et Stéphane Guetin, docteur en psychologie et directeur de la société Music-Care, ont consacré tout un après-midi à l'hôpital-maison de retraite de Pézenas, face à de jeunes lycéens et au personnel médical de la structure. Là, ils apportaient la preuve du pouvoir de la musique sur la question sociétale, notamment sur les personnes ayant subi un AVC, souffrant de troubles du sommeil, d'anxiété, de douleurs, ou encore de la maladie d'Alzheimer ou Parkinson.
Tout cela en réduisant sensiblement l'usage des psychotropes, antidépresseurs et antidouleurs habituels. Des recherches, menées par Music-Care, ont permis de révéler que ces interventions auprès des patients, concourent à la réhabilitation des capacités fonctionnelles, des fonctions cognitives et sensorielles, et au maintien du lien affectif et social. Dans la foulée, une technique standardisée dite en 'U', conçue spécialement pour le milieu médical, a été mise à disposition du personnel soignant. Ce terminal de musicothérapie a d'ailleurs valu à Music-Care d'obtenir le 1er Prix Innovation des soins 2009, et d'être nommé aux 'Victoires de la médecine' 2010-2011, dans la catégorie neurologie. Cette discipline, non pharmacologique, est désormais reconnue par le ministère de la Santé et prise en compte dans de nombreux centres hospitaliers, dont celui du centre antidouleur de Montpellier, où de nombreux tests ont été effectués avec succès sur des personnes souffrant depuis des années.
Sur l'établissement piscénois, Sylvie Alranq, art-thérapeute s'applique depuis le mois de juillet, à prodiguer cette science aux résidents de la structure et "ses bienfaits sur les personnes apathiques se font déjà ressentir. Les séances de groupe sont étonnantes de part l'intérêt accru de chacun des participants". Platon avait donc bien raison, quand il disait que "la gymnastique est la santé du corps et la musique la santé de l'âme…"








 Mardi 7 juin 2011 - Edition de Brest







La musicothérapie pour renouer le dialogue
mercredi 23 mars 2011




Des journées d'études sur la musicothérapie ont réuni de nombreux spécialistes, en fin de semaine, à Nantes. Parmi eux, Patrick Berthelon, président de la Fédération française de musicothérapie ; Pascale Sagan-Brigandat, musicothérapeute à Nantes ; Emmanuelle Carasco, musicothérapeute, et Daniel Gorans, pédopsychiatre à Nantes.

Pourquoi ? Comment ?
La musicothérapie, c'est quoi ?

Importée des États-Unis après la Seconde guerre mondiale, cette pratique thérapeutique s'appuie sur l'utilisation d'éléments sonores (musique, instruments, mais aussi bruits du quotidien, voix, utilisation du rythme...) pour contourner des carences en communication de certains patients. « On se sert des sons comme d'intermédiaires, c'est une approche décalée, via le sensoriel, précise Patrick Berthelon, président de la Fédération française de musicothérapie. Le sonore accompagne notre rapport au monde tout au long de notre vie ; il est gravé dans notre mémoire du 4e mois de grossesse, stade auquel on perçoit les sons, jusqu'aux soins palliatifs en fin de vie. »

À qui s'adresse-t-elle ?

Daniel Gorans est pédopsychiatre au Ship (Service d'hospitalisation intersectoriel de pédopsychiatrie) à Nantes. Il explique que le recours à la musicothérapie se développe désormais dans la plupart de ces services, pour « des enfants sourds, sans langage, non-voyants, autistes... avec des grandes difficultés d'ouverture aux autres ». « On utilise aussi cette thérapie auprès de personnes qui souffrent de troubles de la personnalité, qui ont de grandes difficultés à se sentir bien avec eux-mêmes et les autres », selon Emmanuelle Carasco, psychologue et musicothérapeute à Nantes. « On y a, par ailleurs, recours pour des patients souffrant de déficiences mentales ou certains malades de gériatrie, notamment ceux atteints de maladie d'Alzheimer », complète Patrick Berthelon.

Une thérapie efficace ?

« Il y a quelque chose de l'ordre du décalage et de la surprise qui intervient pendant les séances, explique le Dr Gorans, habitué à orienter certains de ses patients vers une musicothérapeute. Cela permet à la personne de découvrir qu'elle a des compétences pour communiquer mieux avec elle-même et avec les autres. Ce n'est pas une panacée, mais un outil très précieux, et qui marche ! »
Qui sont les musicothérapeutes ?
Cinq centres en France, répertoriés par la Fédération française de musicothérapie, forment à cette pratique, dont un à Nantes : l'Institut de musicothérapie. La Fédération française de musicothérapie définit aussi un cahier des charges et un code de déontologie de la profession. Le site internet (www.musicotherapie-federationfrancaise.com) donne un registre des professionnels affiliés. Rappelons que, pour les patients, les séances ne sont pas remboursées.
Anne AUGIÉ








Le village tam-tam, premier atelier de musicothérapie à La Roselière
lundi 27.02.2012, 05:08 - La Voix du Nord

LES VISAGES DE L'ACTUALITÉ |
Depuis quelques mois, la musique s'est invitée à l'EHPAD La Roselière pour le plus grand plaisir des résidants et du personnel. Chaque vendredi après-midi, pendant deux heures, Steeves Mantez, musicothérapeute en psychiatrie, réunit un groupe de huit résidants du foyer de vie Le Jardin d'Opale autour d'instruments à percussions.



PAR ARIANE DELEPIERRE calais@lavoixdunord PHOTO « LA VOIX »
Ce projet, baptisé « Tous pour la musique », a pu voir le jour grâce au financement du conseil général et du régime social indépendant. Une subvention de 3000 E a permis à Hélène Malterre, directrice de La Roselière, et toute son équipe, de réaliser cet atelier de musicothérapie en achetant tout le matériel nécessaire. « Notre volonté depuis plusieurs mois est d'amener la musique dans notre structure avec l'aide de bénévoles », explique la responsable de La Roselière.
Djembé, maracas, clavecins
Dans le village tam tam - c'est le terme choisi par les musiciens en herbe en guise de nom de baptême -, il y a toute une multitude d'instruments : djembé, congas (percussions brésiliennes), darbouka en acier, petit piano à doigts, cloche à gogo, clavecins, maracas... Flambant neuf, ils viennent d'être sortis de leurs cartons d'emballage. La maison de retraite vient tout juste de les recevoir. « J'anime cet atelier depuis quelques mois.
En attendant d'avoir les instruments, nous pratiquions ce qui s'appelle de la musicothérapie réceptive », explique Steeves Mantez. L'écoute de la musique peut stimuler la création et aider à accroître la concentration et la mémoire. La musique peut aussi faire surgir des émotions, oubliées ou enfouies.
Ce genre d'atelier permet de développer les capacités sensorielles et crée du lien social entre les pensionnaires. Il suffit de voir le sourire sur les lèvres des résidants pour comprendre qu'ils apprécient taper sur des tambours. « Les percussions sont des instruments parfaits pour la musicothérapie car ils ne nécessitent pas de connaissances musicales théoriques. Le djembé est accessible à tous et c'est un instrument exotique et coloré qui invite au voyage », poursuit le musicothérapeute.
Parallèlement à la musicothérapie, La Roselière étudie la possibilité de mettre en place un atelier de danse pour apprendre à se sentir bien dans son corps.






Alzheimer : Une mélodie pour calmer les angoisses des patients


Publié le lundi 27 septembre 2010 à 15h26

Pierre Lemarquis (ci-dessus au premier plan avec les bénévoles de l'association France Alzheimer) a expliqué lors d'une conférence l'apport de la musicothérapie dans le cadre de la lutte contre la maladie d'Alzheimer.



















Photo Pierre-Antoine Fournil



Pierre Lemarquis, 51 ans, neurologue à Toulon, est l'auteur de Serenade pour un cerveau musicien, un ouvrage paru en novembre 2009 aux éditions Odile Jacob. Partie prenante du groupe de recherches Résilience et vieillissement, initié par Boris Cyrulnik, il a travaillé sur l'impact positif sur la personne âgée de la musique. Invité par l'association France Alzheimer de Corse-du-Sud, il a tenu samedi soir à la bibliothèque d'Ajaccio une conférence sur les bienfaits de la musicothérapie.





Comment se traduit la maladie d'Alzheimer ?
C'est une maladie neurodégénérative qui entraîne la perte progressive et irréversible des capacités mentales. Elle détruit les réseaux neuronaux, les connexions nerveuses qui sont le support physique de la mémoire. Les patients perdent alors leurs souvenirs et sont incapables d'en acquérir de nouveaux. Sauf lorsqu'il s'agit de la musique qui sculpte notre cerveau et agit sur les émotions. Elle a pour effet d'entraîner une activation de la mémoire et vraisemblablement des fonctions intellectuelles.





Quel est l'apport de la musicothérapie ?
Elle participe à l'amélioration de la vie des personnes atteintes d'Alzheimer. Elle contribue à aider le malade sujet à de fortes angoisses tout en soulageant les familles. à l'écoute d'une musique qui leur plaît ou dès lors qu'ils chantent les patients sont plus détendus. De l'extérieur, on a l'impression qu'ils revivent.  Il y a un côté presque miraculeux. Et puis surtout, tout le monde peut mettre en œuvre ce baume. Il n'y a besoin d'aucune structure pour cela.





Les patients sont-ils capables de retenir des mélodies ?
Oui. Dans notre cerveau tout est un peu doublé. Alors que le savoir intellectuel disparaît relativement vite, le circuit des émotions, beaucoup plus ancien, fonctionne plus longtemps. 





Pourquoi constate-t-on que la mémoire des mots s'évanouit et pas la musique ?
À l'échelle de l'humanité la musique a existé bien avant le langage. Le langage est un fruit de l'évolution mais pas la musique. Elle est en nous et même quand il n'y a plus rien, elle reste présente. On parle alors de mémoire « inconsciente », « perceptive ».



C'est cette mémoire inconsciente qui est mobilisée dans l'apprentissage de la musique ?
Certainement. C'est quelque chose qui vient en tout cas tout juste d'être démontré par le professeur Hervé Platel, neuropsychologue à l'université de Caen. Quant au fait qu'une musique connue réactive des souvenirs, cela a été révélé il y a quatre ou cinq ans environ.

 







Récompense Marie-Josée Joly lauréate du prix Version Femina

Publié le mardi 16 février 2010 à 01h00













Marie-Josée Joly, présidente de l'association A Serenita, a reçu son prix des mains d'Annie Gomez, rédactrice en chef de Version Femina, aux côtés de Roger Antech, rédacteur en chef de Corse-Matin.Photo Pierre-Antoine Fournil

Il y a quelques mois, Versant Corse vous proposait quatre portraits de femmes issues du milieu associatif dans le cadre de la 9e édition du prix Les Femmes Version Femina.
Marie-Josée Joly est arrivée en tête des votes, la désignant ainsi pour représenter la Corse dans le cadre de ce prix organisé avec le soutien du Crédit Mutuel, Europe 1 et France 2.
Rappelons qu'il a pour objet de récompenser des femmes qui témoignent d'une grande générosité dans les domaines les plus divers, de l'environnement au social, de l'éducation à la préservation du patrimoine culturel et valorisent ainsi leur région.
Marie-Josée Joly a créé A Serenita qui représente en Corse du Sud, l'association France Alzheimer, lorsque la maladie a été décelée chez sa mère.
C'est parce qu'elle connaît toutes les difficultés et la souffrance que génère cette maladie, chez le malade comme dans son entourage, que cette infirmière de formation a décidé, il y a trois ans, de fonder cette structure, dont elle est la présidente. Entourée d'une solide équipe de bénévoles, composée d'une vingtaine de personnes, elle permet aux familles de trouver une écoute réconfortante, un soutien précieux, un moyen de sortir de l'isolement dans lequel la maladie enferme. À force de patience et de persévérance Marie-Josée Joly est parvenue à faire prendre conscience qu'il était urgent d'agir.
Ainsi, il y a quelques mois, la jeune femme a enfin obtenu l'autorisation d'ouvrir un accueil de jour autonome.
Une capacité d'accueil de quinze personnes
Cette structure installée dans un appartement, avenue Maréchal-Moncey à Ajaccio, pourra accueillir quinze personnes.

« Nous allons mettre en place dans cet espace de vie, des ateliers de musicothérapie et d'art-thérapie, autour de projets culturels notamment avec le musée Fesch. En effet, de nombreuses études ont montré que cette forme de thérapie non médicamenteuse permet de conserver les capacités cognitives », explique Marie-Josée Joly.
L'art-thérapie est une méthode psychologique destinée en premier lieu aux personnes qui présentent des troubles psychiques. Mais elle peut également apporter un soutien thérapeutique aux personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer.
À partir d'un certain stade de la maladie, les patients Alzheimer éprouvent des difficultés d'expression au niveau verbal. Ce qui peut engendrer colère, frustration et repli sur soi. Pour contrer ces réactions, l'art-thérapie intervient en leur proposant d'autres moyens d'expression que la parole et notamment en travaillant sur l'émotion.
Marie-Josée Joly a reçu son prix dans les locaux de Corse-Matin. Annie Gomez, rédactrice en chef de Version Femina est venue lui remettre un chèque de 1 000 euros, qui contribuera à améliorer l'aménagement de ce nouveau lieu de vie.

Association A Serenita
Immeuble le Touraine - Avenue Napoléon III -20 000 - Ajaccio
Téléphone : 06.79.91.32.95
www.alzheimer2a.free.fr










23 octobre 2010











Lundi 16 Avr - 09:37 - Saint Benoît


PUBLIÉ LE 20/11/2008 16:02 | CATHY MONTAUT



Solidarité. La musicothérapie pour les prématurés



Le club Inner Wheel lance l'action « Mary Vie » pour le service néonatal du CH d'Agen.







La présidente d'Inner Wheel Chantal Nouhaud a accueilli l'équipe du service de néonatalogie de l'hôpital, le docteur Nicobaharaye, la psychologue Marine Joscht, les puéricultrices Séverine Villes et Maryvonne Thomas. Photo DDM, Jean-Michel Mazet. La présidente d'Inner Wheel Chantal Nouhaud a accueilli l'équipe du service de néonatalogie de l'hôpital, le docteur Nicobaharaye, la psychologue Marine Joscht, les puéricultrices Séverine Villes et Maryvonne Thomas. Photo DDM, Jean-Michel Mazet.





L'autre soir, au restaurant « Le Saint-Jacques » à Agen, le club service Inner Wheel (1), présidé par Chantal Nouhaud, a accueilli l'équipe du docteur Nicobaharaye, pédiatre au service de néonatalogie du centre hospitalier d'Agen. Ce n'était pas une simple conférence expliquant le travail des professionnels en faveur des bébés prématurés, c'était beaucoup plus que cela. Il fut question de la prématurité, des soins de développement et de la musicothérapie. Le service de néonatalogie veut s'orienter vers la musicothérapie pour les prématurés, les études et l'expérience acquise dans d'autres établissements de santé ont permis de constater les bienfaits de la musicothérapie annihilant le stress des bébés nés trop tôt et qui, du fait, ne sont plus protégés des agressions de l'extérieur par la paroi abdominale de leur maman. Pour élaborer un tel projet, il faut trouver des fonds pour acheter du matériel, bien sûr, mais surtout pour accueillir des professionnels pouvant aider à la mise en place du concept dans les conditions les meilleures. C'est là qu'Inner Wheel intervient. Le club féminin agenais a choisi cette action et l'a présentée à la réunion de district en juin dernier. C'est une nouveauté sur le périmètre aquitain et l'idée a été retenue à l'unanimité et sera aidée financièrement par les seize clubs dudit district 69, pilotée par les Agenaises.

améliorer le confort des nouveau-nés

Angoulême, Barbezieux, Bayonne, Biarritz, Côte basque, Bordeaux, Bordeaux-Médoc, Bordeaux-Saint-Emilion, Dax, Adour, Jonzac, La Rochelle, Morcenx, Pau, Rochefort-sur-Mer, Royan, Saintonge et Tonneins sont désormais concernés par le devenir du projet pour le bien-être des petits prématurés. L'action a été baptisée « Mary Vie ». Les nouveau-nés sont classés dans la catégorie des prématurés lorsque la naissance a lieu avant la 37e semaine. La petite prématurité concerne les fœtus à partir de la 32e semaine ; la grande prématurité celle des bébés de 29 à 32 semaines. De 24 à 29 semaines, on parle de prématurissime.

Le fait de naître avant terme entraîne une vulnérabilité que les médecins essaient de combattre par différents soins. Les prématurés sont immatures sur tous les plans (pulmonaire, gastro-intestinal, rénal) ; une mauvaise posture peut entraîner des conséquences sur le plan moteur, des problèmes auditifs par excès de bruit, des problèmes visuels par excès de lumière et une situation douloureuse au niveau musculaire et articulaire par l'effet tactile des manipulations. Les soins du développement interviennent pour soulager l'inconfort du bébé. C'est un ensemble de stratégies environnementales et comportementales visant à favoriser un développement harmonieux, les soins sont individualisés et complètent la prise en charge médicale globale du prématuré.

La musicothérapie aide à lutter contre le stress dès le cinquième mois. Il est établi que les bébés prématurés préfèrent la musique chantée plutôt que de la musique enregistrée. « Une dynamique nouvelle prend forme au sein de notre structure en concertation avec le réseau périnatal d'Aquitaine composé de l'ensemble des CH, nous devons affiner le projet de musicothérapie et votre soutien est un véritable coup de pouce à la mise en place de cette stratégie », concluait le docteur Nicobaharaye s'adressant aux dames d'Inner Wheel.




Mercredi 02 Mai - 17:44 - Saint Boris


Capdenac-Gare et sa région
Capdenac-Gare. La Croix-Bleue s'initie à la musicothérapie
culture et santé

À voir leur empressement à vouloir être aux premières loges et surtout être à l'heure, l'on peut facilement déduire que les résidants de La Croix-Bleue participent avec plaisir aux ateliers d'animation musicale proposés et animés par Christophe Faijan.
Éducateur spécialisé, il est en poste à l'ITEP (Institut éducatif, thérapeutique et pédagogique) de Massip. En marge de son travail, il a préparé avec succès son diplôme de musicothérapeute au Centre international de musicothérapie.
Christophe Faijan lors d'une de ses animations musicales./Photo DDM



La recherche du mieux-être
Fort de ses expériences et de ses formations, Christophe se propose d'animer ateliers et stages en direction de publics fragilisés. Pour cela, il a créé une association, l'Art Mot Nids, dont l'objectif est la recherche du mieux-être par la culture et qui lui permet d'intervenir autour de « l'art santé » dans plusieurs établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), en hôpital ou en ITEP.
À La Croix-Bleue, il intervient sur deux fronts avec pour les personnes dépendantes un atelier de musicothérapie où l'utilisation du sonore, de la musique, participe à une thérapie agissant sur le maintien ou le soin de la santé mentale. D'autre part, il anime un atelier musical pour les personnes « plus indépendantes » tous les 15 jours.
Cet atelier va ouvrir des portes sur l'extérieur puisque, avec Hélène Habib, l'animatrice de La Croix-Bleue, le centre des loisirs de Capdenac et le groupe des plus jeunes de l'ITEP de Massip, se prépare un spectacle où enfants et personnes âgées seraient tour à tour artistes et spectateurs.
Pour l'heure, cet atelier très « ritualisé » permet à ses participants d'apprendre à se détendre, leur fait travailler la mémoire des sons, de la rythmique et des mélodies par le chant. Les objectifs sont de socialiser ou « resocialiser » par l'écoute de l'autre, l'écoute et le respect des consignes (jouer quand il faut)… Enfin, les participants sont responsabilisés puisqu'ils doivent assurer leur partie du spectacle.
Et Christophe de conclure : « On change leurs habitudes en leur demandant d'être acteurs, de faire quelque chose, d'où le sentiment d'exister un peu plus. Nous prouvons, si besoin est, que la personne handicapée a toute sa place avec les autres ».





Musicothérapie en milieu carcéral - 2000




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